Un communisme de conquêtes : Congrès du PCF, c’est parti !
Les communistes sont lancés dans la préparation de leur 40e congrès. En Loire-Atlantique, à l’invitation de la direction départementale, les sections du PCF ont commencé à discuter et à débattre en attendant leurs congrès locaux respectifs. Le Conseil départemental à quant à lui déjà procédé à la mise en place des commissions statutaires.
Il a désigné les premiers membres de la commission départementale de transparence qui sera chargée de veiller à la bonne tenue des débats et des travaux de congrès. Les premiers membres de la commission départementale du texte ont également été nommés. Ils seront chargés de recueillir les amendements au texte de base commune qui sera choisi lors de la consultation des 6 et 7 juin et de les instruire. Enfin, les premiers membres de la commission des candidatures sont aussi désignés, ils recueilleront toutes les candidatures pour la future direction départementale et proposeront les candidats ligériens pour le Conseil National du PCF. Ces deux dernières commissions seront élargies par les congrès des sections de la mi-juin pour être complètes au moment du congrès départemental le week-end du 20 juin. Le congrès départemental votera ensuite sur les amendements au texte issus des congrès de section et retenus par la commission du texte. Enfin, il désignera la liste des membres de la prochaine direction départementale et la liste des délégués du PCF 44 qui participeront au congrès national.
Robin Salecroix, Secrétaire départemental du PCF, s’est adressé aux adhérents de la Loire-Atlantique pour rappeler l’importance de ce temps démocratique qui montre l’attachement des communistes aux prises de décisions collectives : « Un congrès n’est jamais une formalité. C’est un acte politique majeur. C’est le moment où les communistes débattent, confrontent leurs analyses, enrichissent collectivement leur projet et décident des orientations qui guideront notre action dans les années à venir ».
Il a également rappelé le contexte dans lequel se déroulait le 40e congrès : « Dans une période marquée par la crise profonde du capitalisme, la montée des inégalités, l’urgence écologique, la progression de l’extrême droite et la crise démocratique, notre responsabilité est immense. Nous devons être à la hauteur des défis historiques. » Robin Salecroix insiste aussi sur le contenu politique que devra porter le congrès des communistes, avec des orientations politiques claires pour les prochaines années et des directions qui devront les mettre en œuvre. À ce propos, la base commune adoptée par le Conseil National le 29 mars à 77 % des membres du CN, intitulée « Un communisme de conquêtes » est une bonne base de travail : « Ce soutien large témoigne d’un socle politique solide, d’une volonté partagée de doter le Parti d’une stratégie ambitieuse pour franchir une nouvelle étape dans la reconquête de son influence et de son utilité. Ce texte pose des analyses fortes. Il identifie une crise systémique du capitalisme, marquée par des bouleversements économiques, sociaux, écologiques et géopolitiques profonds. Il affirme la nécessité de reconstruire une conscience de classe, de remettre le travail au cœur du projet politique, de défendre une République sociale et démocratique refondée, de porter une perspective de dépassement du capitalisme à travers un socialisme aux couleurs de la France et insiste sur le rôle décisif du PCF dans la conquête des pouvoirs par le monde du travail. Mais ce texte n’est pas figé. Il n’est ni un programme clé en main, ni un document clos, c’est un point de départ. Conformément à nos statuts et à notre tradition démocratique, il appartient désormais aux communistes de s’en emparer, de l’enrichir et d’en faire un document d’orientation pour les années à venir. »
Il termine son adresse aux communistes en les appelant à la participation massive pour toutes les étapes du congrès : « Le congrès doit être pour nous un levier pour renforcer notre présence, notre organisation, notre capacité d’intervention. Il doit nous permettre de mieux articuler notre action locale avec une stratégie nationale cohérente et offensive. Car au fond, la question posée est simple : quel PCF voulons-nous pour affronter la période qui vient ? ».
